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Et l'échec, on en parle ?

  • Writer: Anne-Laure Rainal
    Anne-Laure Rainal
  • Mar 29, 2021
  • 3 min read

Updated: Apr 15, 2021

Si l'échec est relativement mal vécu en France, ce n'est pas le cas pour toutes les cultures...


Selon planète culture, l’échec est relativement mal perçu en France, souvent stigmatisé car elle constitue un faux pas irréversible. Il est directement associé à la personne derrière le projet qui a échoué et qui sera étiqueté. Ceci est vécu comme une honte, une culpabilité (héritée de la tradition judéo-chrétienne) et in fine une perte d'estime de soi. Alors, une forme de peur se construira autour de l’échec, et l'individu recherchera à minimiser les risques pour réussir.


À l’inverse, le modèle américain/anglosaxon prône quand à lui la "culture de l'échec". Les erreurs sont de véritables sources d'apprentissages, d'expériences et contribuent à avancer. L’échec n’est donc pas vu comme un mot péjoratif mais plutôt comme un évènement nécessaire à la construction de la réussite et du succès.


Il n’est pas rare de retrouver de célèbres entrepreneurs américains qui ont de nombreux échecs à leurs actifs. L'un des exemples les plus cités, c'est évidemment l'histoire de Steve Jobs qui a été renvoyé de sa propre société, puis il a eu l'ambition de devenir l'un des piliers du cinéma grâce à l'achat de Pixar, sauf qu'il a été très vite rappeler par Apple (source: Laurent). Selon planète culture, la culture de l’échec donne ainsi une vision de l’entrepreneuriat telle une aventure où l’on apprend de ses erreurs pour arriver au succès. Cette attitude fondée sur l'encouragement par soi-même est favorisée dès l'éducation afin que chacun révèle son talent. Dans les start-up américaines, un adage dit que « celui qui a échoué 2 fois est mieux armé pour le lancement d’une troisième entreprise » !


On va même aller plus loin, qu'en pensez-vous si on évoque la culture asiatique?


En Chine, l'échec fait échec à la persévérance et à la ténacité asiatiques;

« L'important n’est pas de ne pas échouer mais de s’élever à chaque fois que l’on échoue » (Confucius)

Selon planète culture, les asiatiques conçoivent plus le monde comme un éternel changement et les cycles alternant succès et échec qui sont considérés comme naturels. C'est notamment la culture du rebond qui leur permet de contrer les difficultés. Ce qui pourrait rejoindre la culture française c'est le fait que l'échec chez un asiatique pourrait s'accompagner d'une humiliation publique, ce qui est de loin être la pire des situations pour un asiatique.


Je suis complètement d'accord avec le fait que dans le système éducatif français, faire une erreur est perçue comme une défaite. Aujourd'hui même, je le ressens encore lorsque les professeurs nous font part de leurs mécontentements suite à un oubli. J'avoue que dans ces moments là, j'aurais aimé continuer mes études en Australie. En effet, j'ai obtenu un Bachelor Business à l'université de Sunshine Coast (USC) et j'ai pu apprendre à théoriser mes propres échecs. Grâce aux feedbacks de mes professeurs, je me suis rendu compte de ce qu'il n'y allait pas et j'ai ensuite su aller au bout de ce qu'il m'était demandé.

L’échec, ‘est l’épice qui donne sa saveur au succès » (Truman Capote)

Je dirais même que j'ai fait preuve de résilience car j'ai réussi à ne plus avoir peur de l'échec et à être audacieuse quant aux idées que je pouvais apporter lors des discussions en classe par exemple. J'ajouterai même que mes expériences des échecs m'ont permis de me créer une véritable "intuition", celle qui me freine avant d'éviter le pire et qui me permet de réfléchir à deux fois avant de me lancer. Cette notion d'expérience est à retrouver dans un de mon post "Avez-vous évaluer vos compétences pour devenir entrepreneur?"



Sources:





 
 
 

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